Gabiodiv
Découvrez une solution innovante pour la restauration des milieux aquatiques en zone urbaine et un support de communication privilégié à destination des habitants

En bref

Le projet GABIODIV’ (pour “gabion” et “biodiversité”), est né d’un constat : la disparition des espèces emblématiques du Rhône et de la Saône, dans les secteurs où les berges des cours d’eau ne sont plus que des chenaux bétonnés.
Face à ce déclin, une seule solution : revégétaliser ! C’est là que l’innovation Gabiodiv entre en jeu.
L’aménagement recréé des habitats naturels propices à de nombreuses espèces là où une grande partie de la biodiversité a disparue.
En plus d’accueillir la faune et la flore sauvages, l’aménagement vise à améliorer le cadre de vie, constitue un support pédagogique et participe à l’amélioration de la qualité de la ressource en eau.
L’association voit loin : développer cette solution dans chaque grande ville de France qui présente des quais bétonnés.

01

Réconcilier l’habitant avec son environnement local
  • Améliorer le cadre de vie des citadins
  • Responsabiliser les citoyens et sensibiliser à l’impact de nos pratiques sur les milieux aquatiques
  • Participer à la dépollution de nos cours d’eau

02

Restaurer les milieux aquatiques
  • Favoriser la biodiversité en ville
  • Renforcer la trame verte et bleue urbaine
  • Réhabiliter les niches écologiques des espèces inféodées aux zones humides

03

Améliorer les connaissances scientifiques
  • Evaluer le potentiel d'accueil des milieux urbains en tant que zones de refuge pour la biodiversité
  • Etudier la capacité de colonisation des espèces dans un contexte de forte fragmentation
Vidéo présentation gabiodiv

Quand la nature reprend ses droits.

Agissons pour redonner vie à nos cours d’eau
Contexte du projet
60
% des berges de Lyon sont bétonnées
70
% des zones humides ont disparu en 50 ans
90
% de la biodiversité mondiale est directement liée aux zones humides
01

Le Rhône sauvage, bastion de la biodiversité lyonnaise

Le Rhône et sa trame turquoise

La "trame turquoise" permet aux espèces qui évoluent à la fois dans le milieu aquatique et au sein du milieu terrestre, de se déplacer, d'accomplir leur cycle de vie et de se reproduire. Les berges de l’île de la Table Ronde et du Vieux Rhône dans sa traversée du site de Miribel-Jonage se révèlent comme de véritables noyaux de biodiversité, et notamment en ce qui concerne les odonates, avec 37 espèces recensées sur les îles et lônes du Rhône et pas moins de 50 espèces dans le secteur de Miribel. Et pour cause, on y retrouve une mosaïque de milieux faite de lônes, de mares, de prairies, de cultures et de forêts alluviales.
Outre ces deux zones à forts enjeux patrimoniaux, on retrouve le long du Rhône et notamment le long du parc de la Feyssine, des berges naturelles résiduelles avec une végétation rivulaire de quelques mètres de large, Dans ces zones, une quinzaine d'espèces d'odonates se reproduisent chaque année. Sur le Rhône comme ailleurs, la vie sauvage s’épanouit quand la dynamique naturelle est préservée.

02

Le Rhône du Centre-ville, un obstacle pour la trame turquoise

Les berges bétonnées du Rhône

L'artificialisation des berges des cours d'eau entraîne détérioration et homogénéisation des habitats. Les berges bétonnées représentent un obstacle entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, empêchant l’accomplissement du cycle de vie de nombreuses espèces.
Les quais minéralisés du Rhône ne sont pas propices à l’implantation racinaire des végétaux. Les rares plantes qui s'y fixent participent progressivement à la fragilisation du perré sous l'action des racines. Dans ce tronçon artificiel du Rhône, la continuité entre milieu humide et milieu terrestre est rompue : on y observe seulement trois espèces de libellules.

Pourtant les libellules constituent de précieux indicateurs de la qualité des milieux, vivant dans l'eau en tant que larves et sur terre une fois adultes. Les préserver, c'est préserver la qualité des habitats et toutes les espèces qui leur sont associées ; elles constituent des espèces dites "parapluies".

Les populations d’odonates du Rhône sont tributaires de la présence de végétation qui joue le rôle de jonction entre le milieu aquatique et le milieu terrestre.
C’est dans ce contexte que le projet GABIODIV’ entre en scène.

Une réponse aux enjeux écologiques
RÉTABLIR

la trame verte et bleue sur les berges les plus artificialisées des cours d'eau.

RECRÉER

une continuité écologique avec des îlots de biodiversité interconnectés

OFFRIR

une mosaique d'habitats propice au développement de nombreuses espèces animales et végétales.

Face aux contraintes physiques du milieu Une solution innovante
Le dispositif Cabiodiv’ est constitué d’un ensemble de gabions (cages métalliques) en acier inoxydable de dimension 140 x 250 x 80 cm (L x I x h)

Deux gabions terminaux de forme arrondie sont installés à chaque extrémité. Ils donnent à l’aménagement global (25 mètres de long) un profil en coque de bateau afin d’éviter la formation d’embâcles et de limiter l’emprise de la structure.
Ces modules sont équipés d’un système d’accroche permettant de les lier entre eux et de créer une véritable bande rivulaire végétalisée.
Le maintien du gabion est assuré à la fois par un ancrage au quai et sur le fond du cours d’eau. Un bureau d'étude est sollicité en amont afin de garantir la fixation du gabion et la résistance de la structure face aux contraintes hydrauliques. L'aménagement est étudié pour s'adapter à toute sorte de quai minéral quel que soit son inclinaison. Il pourrait jouer un rôle important dans la protection des perrés.
Le choix du substrat et de sa disposition est garant de la résistance de l’aménagement face aux contraintes physiques.
Un film géotextile épais, perméable et non dégradable est incorporé afin de maintenir le substrat tout en permettant l'irrigation du système racinaire par capillarité.
Les gabions sont constitués de quatre formations végétales complémentaires. La flore implantée est constituée majoritairement des espèces présentes de façon naturelle à proximité de l'amenagement.

Chaque strate est compartimentée et son évolution spatiale est ainsi mieux contrôlée. Cette disposition permet de limiter la concurrence entre les plantes et la diversité d’habitats dans l’objectif d’accueillir une faune et une flore variées.

A termes, la flore sauvage spontanée colonisera le milieu. L'aménagement pourrait représenter des stations potentielles pour certaines plantes patrimoniales typiques des bancs de graviers du Rhône.
Un habitat pour la faune des cours d'eau Biodiversité
Le bétonnage des berges du Rhône contraint fortement la reproduction des canards, des cygnes, des passereaux paludicoles (fauvettes, rousserolles, bruants) ainsi que l'alimentation d'autres oiseaux d'eau tels que l'aigrette garzette et le héron cendré.

L'aménagement est particulièrement étudié pour l'accueil de ces espèces en tant que réserve de nourriture et site de nidification.

Il est notamment pourvu d'une série de nichoirs suivis d'année en année ainsi qu'une diversité de strates végétales propices à chacune des espèces ciblées.
Le castor traverse le fleuve dans sa partie urbanisée mais ne semble pas s'y arrêter, faute d'arbres pour s'alimenter. En tant qu'excellent indicateur du fonctionnement des écosystèmes aquatiques, sa présence serait un véritable privilège le long du Rhône urbanisé.
L'aménagement constitue en effet un site de nourrissage potentiel pour l'espèce, qui pourrait à elle seule entretenir les saules poussant sur les modules.
L'artificialisation du perré offre une quantité très limitée de caches pour les alevins et ne permet pas aux individus reproducteurs de frayer.
Des fagots de châtaigner sont installés en dessous des modules dans l’objectif de fournir aux différents organismes aquatiques une frayère de substitution et de participer à la régénération des populations de poissons dans les tronçons concernés.
Les fagots de châtaignier représentent une niche écologique pour de nombreux arthropodes aquatiques naturellement présents dans les débris végétaux des cours d’eau. Ces invertébrés constituent une ressource alimentaire de base pour les prédateurs. De plus, la diversité du cortège de pollinisateurs et autres insectes floricoles est induite par une floraison échelonnée et des plantes locales adaptées.
Un support privilégié d'implication Communication
Avec une grande diversité de plantes à fleurs et de hauteur de strates, les modules GABIODIV’ se veulent attrayant pour le regard.
Ils attirent surtout oiseaux d’eau, libellules et papillons : des groupes d'espèces à fort "capital sympathie". Avec le chant des oiseaux et des amphibiens, le parfum des fleurs, ces aménagements ont aussi pour vocation de réconcilier le citadin avec ses propres sens et son environnement naturel : Une petite Dombes en plein coeur de Lyon !

La végétalisation des modules n'est pas laissée au hasard : chaque strate reste bien visible et l'usager profite aussi bien des roseaux et des plantes à fleurs au bord de l'eau que du paysage environnant.
La préservation de notre patrimoine passe tout d'abord par la compréhension et la connaissance de celui-ci.
Les aménagements GABIODIV' se positionnent comme ambassadeurs pour la conservation des zones humides, en offrant aux citadins la possibilité de prendre conscience de la richesse, mais surtout des menaces qui pèsent sur ces habitats.

Pour que l'aménagement remplisse pleinement ce rôle, un programme de sensibilisation et de valorisation est proposé. Il est alors indispensable que les modules soient disposés dans des secteurs fréquentés et accessibles au public.

L'intérêt socio-environnemental des modules sera évalué tout au long de la phase test. A l'issu de cette période, un bilan sera établi sur la base d'une enquête à destination du grand public. Un programme d'animation et de sciences participatives sur le thème des zones humides en ville est également envisagé pour inciter les habitants à devenir acteurs de leur patrimoine naturel.
DES PANNEAUX PÉDAGOGIQUES
Sur chaque aménagement, un panneau modulable informera les passants sur le rôle des gabions, les espèces qu'ils peuvent y observer, leurs particularités, et les enjeux de préservation liés aux zones humides.

DES OEUVRES ARTISTIQUES
Une sculpture de métal pérenne représentant une espèce typique viendra agrémenter l'aménagement et ajouter une valeur esthétique non-négligeable à l'ensemble.

DES REPORTAGES ANIMALIERS
Une série de trois reportages présentera en quelques minutes la faune qui a colonisée le gabion, et constituera un excellent moyen de communication à destination du grand public : sites internet, pages Facebook, chaînes youtube, télévisions locales.
Que peut-on faire pour vous ?
CONTACT PAR COURRIER

199 avenue Charles de Gaulle, 69160 Tassin-la-demi-Lune

VENEZ-NOUS VOIR

Maison de l'Economie Circulaire
36 cours Général Giraud, 69001 Lyon

CONTACT PAR EMAIL

asso@desespecesparmilyon.com

CONTACT PAR TÉLÉPHONE

07 77 38 01 22

SOUTIENS  GABIODIV GUILLOTIÈRE

Logo Association des Espèces parmi Lyon
Logo Agence de l'eau
Logo Grand Lyon
Logo Voies navigables de France
Logo Engagé pour l'eau


VOUS SOUHAITEZ PARTCIPER À UNE NOUVELLE IMPLANTATION ?  CONTACTEZ-NOUS